Affichage des articles dont le libellé est Lycie antique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lycie antique. Afficher tous les articles

vendredi 22 octobre 2021

La baie de Kekova et ses autres merveilles

Depuis le port de Üçağız, antique Teimiussa, à environ 30 km de Kaş, on embarque à nouveau pour quelques heures de pure sérénité, après avoir fait provision de boissons au village. Cette fois, nous partageons le plaisir avec quelques amis turcs. Nous avons contacté le capitaine, Ibrahim Kaptan, et depuis notre excursion en 2019, il a fait l’acquisition d’un bateau un peu plus grand qui peut accueillir huit passagers. Il nous a proposé de prolonger la balade et de déjeuner à bord. Au menu poisson grillé et tout le monde est d’accord.
Haydi (nom du bateau qui lui n’a pas changé peut se traduire par « Allez ! ou « en route ! »), c’est parti !

 
Les paysages idylliques n’ont pas changé non plus, ni les vestiges antiques, ni la couleur du ciel, ni celle de la mer. Alors pour les photos/cartes postales, les descriptions, se reporter à mon précédant et élogieux article.
Une omission à combler cependant : la grotte des pirates, à la pointe sud de l'île d'Aşırlı inhabitée, enflamme les imaginations fertiles. 


L’entrée de la grotte est juste assez grande pour que le bateau se glisse dans la cavité aux parois abruptes, cachette idéale pour y déposer des trésors !


Mais il y a une autre anecdote à propos de cet ilot. Il avait un propriétaire qui en a été délogé par décision du tribunal il y a une vingtaine d’années. Son habitation a été démolie mais ses chèvres sont restées. Elles se sont multipliées et gambadent en liberté dans le maquis. Un supplément de nourriture leur est apporté régulièrement par les habitants de la baie et quelques plaisanciers. Rassasiées sans doute ce jour là, nous n'avons pas aperçu la moindre biquette!
 
En plus de la baignade paradisiaque dans « l’aquarium », l'ancre a été jetée dans trois différentes criques afin de multiplier les plaisirs de barboter dans les eaux translucides.

Entre temps, Hanife, la femme du capitaine, s’est activée dans la minuscule cuisine, le capitaine a dressé la table et y a déposé des merveilles… 


Entre autres, salade de salicorne, pourpier au yaourt, şakşuka (sorte de ratatouille froide), mücver (beignets aux courgettes), dolma, crevettes…



Difficile de réserver une petite place dans nos estomacs pour les daurades en train de griller à l’arrière du bateau que le capitaine a soigneusement positionné vent debout !

 
En fin d’après midi nous quittons le « Haydi » non sans avoir remercier chaleureusement Ibrahim Kaptan et son épouse pour cette inoubliable journée qui a réjoui autant nos yeux que nos papilles ! 


Dans les ruelles de Üçağız, les figues de Barbarie aux redoutables piquants peuvent mûrir tranquilles... 



mardi 19 octobre 2021

Patara, cité portuaire antique en Lycie

Si la plage fascine les touristes locaux et étrangers avec ses 15 km de sable doré sans aucune construction hôtelière à l’horizon, et sa zone de frai protégée pour les tortues marines Caretta Caretta, Patara est surtout un site antique majeur de la Lycie à découvrir derrière les hautes dunes de sable.


Nous avions visité il y a deux ans Andriake avec ses vestiges d’installations portuaires liés à la cité antique Myra, et son emblématique 
granarium restauré pour abriter le musée des civilisations lyciennes.
Le port antique Antiphellos (Kaş) était lui aussi éloigné de plusieurs kilomètres de la cité Phellos.
A Patara, sur l’estuaire aujourd’hui ensablé d’un affluent du fleuve Xanthos, le port et la cité ne faisait qu’un.
 
Depuis notre première visite en automne 1992, un travail considérable a été accompli par les archéologues du département d'archéologie de l'université Akdeniz. Les prospections, documentations et fouilles systématiques ont débuté en 1988 sous la direction de l’archéologue turc Fahri Işık et se poursuivent toujours avec l’archéologue Havva İşkan Işık. Si les excavations, consolidations et conservations des vestiges sont unanimement approuvées, le programme de restitutions, de restaurations, et de mises en valeur est parfois contesté et la directrice s’en explique dans des interviews dont celui-ci visible sur la plateformeYouTube (en turc).
 
Patara a depuis longtemps attisé la curiosité des voyageurs. En mission sur les lieux en 1838 et 1840 Charles Texier, archéologue et architecte français, consigna ses observations confirmant les dessins que la britannique Société des Dilettantes (Society of Dilettanti) avait publié à la fin du 18e siècle. L'archéologue O. Benndorf et l'architecte G. Niemann sont venus à Patara en 1881. Ils ont réalisé des recherches sur les ruines et les premières photographies. O. Benndorf reviendra à Patara en 1892 avec E. Kalinka qui s’attellera à répertorier pendant deux ans le matériel épigraphique lycien et grec de la région.
 
Les dernières prospections de la colline Tepecik (7 sur le plan du site et en jaune) témoignent d’une présence habitée entre le 10e et 7e siècle avant notre ère par datation de tessons de céramiques. Des inscriptions hittites du 14e siècle avant notre ère mentionnaient déjà l’existence de cette cité du peuple Lukka sous le nom de Patar en hittite et Pttara en lycien.

 
Les vestiges visibles aujourd’hui appartiennent pour la plupart à la période romaine (en rouge sur le plan).   
Le théâtre (25 sur le plan) a sans doute été érigé à la période hellénistique (en bleu sur le plan) mais les dernières constructions ont été réalisées en 147. A moitié enseveli sous le sable il a été entièrement dégagé et consolidé par la remise en place de quelques éléments épars.



 
La grande nouveauté est bien sûr la découverte en 1991 du plus grand bâtiment administratif d'Asie Mineure.




L’édifice de l’Assemblée de la Confédération Lycienne (23 sur le plan) était complètement enfoui sous le sable et la végétation. Endommagé certes, il a pu être reconstitué en grande partie avec les blocs de pierre d’origine. De 2008 à 2012 il a été restauré avec le soutien de l’Assemblée nationale turque comme en atteste l’inscription à l’entrée du bâtiment faisant, de façon quelque peu ostentatoire, pendant aux pierres gravées de textes honorifiques antiques !

 
Sa construction coïncide avec la fin de la période hellénistique, 2e et début du 1er siècle avant notre ère, lorsque la Ligue Lycienne qui existait probablement depuis des siècles, se dote d’un lieu de rencontre pour accueillir les représentants de toutes les cités membres, élus lors de cérémonies se déroulant au sanctuaire du Letoon. En effet la Lycie était parvenue à conserver une liberté relative avec ses institutions fédérales sous l’empire des Achéménides puis sous la domination des Romains. Mais elle fut concédée à Rhodes de 188 à 168 avant notre ère, et en 178 la Lycie se plaignit au Sénat Romain des maltraitances que les Rhodiens faisaient subir à la population. C’est ainsi qu’elle retrouva momentanément son autonomie et, qu’avec le consentement de Rome, elle fonda sur des principes démocratiques la Confédération Lycienne de 23 cités dont les plus importantes Xanthos, Patara, Pinara, Olympos, Myra et Tlos bénéficiaient de trois suffrages. Les réunions se déroulèrent désormais dans l’hémicycle de pierre. 


On peut imaginer aujourd’hui le Lyciarque, magistrat élu, présidant aux affaires civiles et religieuses depuis son large siège incurvé au milieu des gradins et les débats se déroulant dans cette assemblée fédérale, considérée par Montesquieu, dans son traité L'esprit des lois, comme « Un modèle d’une belle république fédérative ». 
Sous les protections en verre du sol de l’orchestre on voit les dalles en marbre cippolino gris-vert d'origine italienne.


A la période impériale, la Lycie fut annexée à la Pamphylie et devient province romaine avec pour capitale officielle Patara et pour gouverneur Sextus Marcius Priscus, sous les règnes de Claude (43-51) et de Néron (51-69).
L’édifice devint le siège des Gouverneurs romains pour y organiser la flotte et établir les transactions commerciales avec les provinces de l’Est.
C’est durant cette période que fut construit le phare (35 sur le plan) situé à l’ouest du port, non accessible pour le moment. Ses vestiges ont été dégagés d’une immense dune de sable en 2004-2005. Presque tous les éléments ont été retrouvés et minutieusement étudiés pour les assembler à l’identique et reconstituer la tour et son podium tel que l'empereur Néron le souhaitait « pour la sécurité des marins et des passagers », selon des inscriptions en lettres de bronze doré. Le phare devrait à nouveau se dresser dans le paysage en 2022.
Le port servait aussi de réserve pour les produits agricoles en attente d'expédition vers Rome. Le granarium d’Hadrien (117-138) situé a proximité du phare en atteste (36 sur le plan).
 
Sur l’agora devant le bâtiment administratif est exposé l'Arbora IV, embarcation expérimentale conçue sur le projet de l’explorateur allemand Dominique Goerlitz voulant prouver que les relations commerciales entre la mer Noire et la Méditerranée étaient possibles dès l'âge du bronze, notamment pour les Egyptiens.



Le drakkar équipé d'un mât en bois, de deux voiles en lin et de planches de dérives verticales a été construit près de la ville portuaire bulgare de Varna. 


Sa structure en roseaux totora du lac Titicaca, a été réalisée sous la direction des Indiens Aymara. Sa mise à l’eau s’est effectuée le 16 août 2019, avec à son bord 12 membres d'équipage. Il a franchi des voies aussi difficiles que le Bosphore, les Dardanelles ou la région des Cyclades avant de longer les côtes lyciennes et terminer son voyage maritime de 1300 km dans le port de Kaş le 19 septembre 2019 sous les applaudissements du public, puis transféré à Patara. Directrice des fouilles de la ville antique de Patara la Prof. Dr. Havva İşkan Işık, a exprimé ainsi sa fierté qu'un important projet archéologique y soit exposé : « En termes d'histoire scientifique et maritime, ce navire convenait au port de Patara qui s'est ouvert sur le monde en Lycie et était l'un des plus grands ports méditerranéens. »
     
Partant de l’agora (24 sur le plan), une large avenue bordée d’une colonnade s’avançait jusqu’au port. Une partie de cette artère principale a été restituée tandis que le dernier tronçon effondré est immergé dans les marais.



Les vestiges du portique ouest et de magasins longeant l’avenue témoignent d’une activité économique florissante. On y constate les traces de reconstructions ultérieures (après le 3e siècle) avec réemploi d’éléments provenant visiblement d’autres structures. Les codes de déontologie archéologique n'existaient pas à l'époque!


 
Trois vestiges de thermes romains se trouvent à proximité. Des fouilles plus approfondies sont en cours. 



Les thermes dits de Néron (18 sur le plan), les thermes centraux (20 sur le plan) et les petits thermes (21 sur le plan) dont la structure du caldarium présente un pan arrondi.
 
Un grand buste d'Apollon a été découvert sur une colline, ce qui indique l’existence d’un temple d'Apollon à proximité mais pas encore précisément localisé. Selon une légende, la cité aurait été fondée par le fils d'Apollon, Pataros, et sa mère, la Nymphe Lycia, sur le lieu de naissance d’Apollon.
Des inscriptions ont révélé que Patara était célèbre pour son oracle d'Apollon qui s'y tenait durant les mois d'hiver.
 
La porte monumentale (9 sur le plan) qui fut construite en 100 pour le gouverneur romain Mettius Modestus, se dresse toujours à l’entrée de la cité.

 
Plusieurs églises et une basilique (17 sur le plan et en bleu turquoise) sont construites dans la ville à partir du 4e siècle confirmant que le christianisme, de religion admise, est devenu religion officielle de l'Empire Romain. Saint Paul aurait embarqué de Patara pour son voyage missionnaire vers la Phénicie au milieu du 1er siècle. C’est aussi le lieu de naissance de Saint Nicolas vers 270.  
 
L’inexorable ensablement du port provoquera un lent déclin de la cité qui sera abandonnée au 12 e siècle.
 
Afin de promouvoir les vestiges remarquables qui contribuent à l’attrait touristique, Patara a été décrété site de l’année 2020 par les autorités turques, après l’année de Troie en 2018 et l’année de Göbeklitepe en 2019.

 
Arkeolojihaber: Arrivée de l'Arbora IV à Kaş (en turc)

jeudi 14 octobre 2021

Nouvelle escapade à Kaş

Pour se remettre des mésaventures bancaires de l’été, il fallait bien ça ! Ce lieu paradisiaque qui fait oublier momentanément les soucis, qui libère l’esprit des contingences chamboulant notre équilibre mental, existe au sud de la Turquie, dans la péninsule de Teke, la Lycie antique !
L’endroit est certes plus fréquenté en été, mais quand on a la possibilité d’y aller en automne, c’est un cadeau de la vie.



Un précédent séjour à l’hôtel Barbarossa en 2019, lors d’un séminaire des anciens élèves du Lycée de Galatasaray, fut un tel coup de cœur que j’espérais ne pas manquer ce nouveau rendez-vous sur la presqu’ile de Kaş, Andifli.  D’autant plus que cette année Murat Baltaoğlu, professeur de taïchi / qi gong, y proposait des cours matinaux. Pratiquant depuis quatre ans le qi gong pour surmonter les aléas du quotidien, cette activité encadrée fut la cerise sur le gâteau.
Côté baignade, pas de plage devant l’hôtel car la côte est très rocheuse mais plusieurs accès à la mer par des échelles et des plateformes ombragées sont aménagées pour le farniente.



Les espaces hôteliers s’étagent sur plusieurs niveaux dans une végétation plutôt ébouriffée. Cela n’empêche pas les grenadiers d’arborer des fruits superbes. (Les terrasses blanches visibles sur la photo ci-dessus sont celles de l'hôtel voisin.) 


Pour poser sa serviette sur le sable il faut aller à la petite plage publique située à l’entrée de la presqu’ile.
Une balade vers le centre de la bourgade est possible en taxi ou navette.
On peut y réserver des excursions en bateau (il y a l’embarras du choix), des stages de plongée sous-marine pour tous niveaux avec l’équipe polyglotte du centre Dragoman. On peut aussi simplement flâner dans les ruelles et lever les yeux sur les pittoresques balcons des maisons traditionnelles, les terrasses accueillantes, ou s'attarder sur la place pour y déguster une glace.





Parfois le regard est attiré par une enseigne inattendue. « Queen » semble ne pas manquer de fans dans la petite ville balnéaire !


En s’aventurant sur les hauteurs on découvre le port, le phare de Kaş et à quelques brasses l’ile grecque Kastellórizo (Meis en turc), qui a fait couler beaucoup d’encre il y a quelques mois, cible des velléités des autorités turques concernant la domination de leur littoral et s’opposant au droit maritime qui accorderait à l’ilot grec de 10 km² une Zone Economique Exclusive (ZEE) de 40 000 km². Mais laissons pour le moment les imbroglios géopolitiques pour consacrer cette petite semaine à la détente.



Au programme du séjour, la plage et le site archéologique de Patara, déjà vus il y a presque trois décennies, une journée sur les flots de la baie de Kekova (on ne s’en lasse pas !), et une nouveauté prévue sur la route du retour, la visite du site antique de Kibyra… A lire prochainement.
  

samedi 25 janvier 2020

Myra, cité antique lycienne


Myra n’est pas seulement célèbre pour avoir été au 4e siècle l’évêché de Saint Nicolas, ecclésiastique qui participa peut-être au Concile de Nicée (Iznik) en 325 et qui engendra de nombreuses légendes en Occident, se transforma au fil des siècles en personnage bedonnant à barbe blanche et costume rouge bordé de fourrure, circulant en traîneau pour distribuer des cadeaux.


Les premières traces de l'existence de la cité remontent au 6e siècle avant notre ère. Ce sont les ruines des murailles d’enceinte autour de l’acropole, lieu de résidence des dynastes lyciens de Myra. La technique de taille des pierres qui les composent est caractéristique de cette époque. Des fortifications ont été ajoutées dans la période hellénistique pour l’organisation d’un système complexe de protection et de défense du territoire, comprenant plusieurs tours de guet sur les hauteurs jusqu'à Andriake, le quartier portuaire de Myra. Assez proches l’une de l’autre, elles permettaient de communiquer visuellement une présence ennemie venant par voie maritime mais aussi terrestre par la vallée du Myros, actuelle rivière Demre.   
Les ruines de Myra avaient déjà attisé la curiosité de voyageurs au 19e siècle dont Charles Fellows en 1840. Jürgen Borchardt, archéologue allemand a mené des prospections à Myra de 1965 à 1968. Il y a distingué deux groupes de tombeaux rupestres creusés dans la falaise abrupte de l’acropole. La nécropole du fleuve à l’est du théâtre et la nécropole de la mer à l’ouest. Cette dernière retient particulièrement l’attention des visiteurs. 



Elle présente un véritable essaim de sépultures, majoritairement en forme de maison reproduisant l’habitat en bois traditionnel des Lyciens. Quelques unes coté fleuve présentent des façades de temple hellénique et trahissent une influence plus marquée des artisans grecs commandités pour les constructions. Elles sont toutes datées des 5e et 4e siècles avant notre ère. La plupart des inscriptions sont en lycien. Les bas-reliefs représentent des scènes de funérailles ou relatant la vie du défunt entouré de ses proches, mais aussi des motifs typiquement lyciens, comme la destitution du bouclier symbolisant le désarmement de l’adversaire vaincu à la fin du combat (sur le fronton ci-dessous). 


Certains reliefs portent encore les traces de décor peint.

Autre vestige spectaculaire, l’amphithéâtre gréco-romain est le plus vaste de la région.


La partie centrale des rangées concentriques de gradins s’appuie sur le flanc rocheux tandis que les côtés sont portés par des arcatures. On y accédait par des escaliers. 



La façade était ornée de colonnes surmontées de chapiteaux à volutes et palmettes, de niches contenant des statues. 


La scène était richement décorée d’une frise alignant une profusion de masques qui jonchent les alentours de l’édifice.






De nombreuses inscriptions gravées sur les pierres du théâtre fournissent des informations sur divers aspects de la cité.
La construction date de la période la plus prospère au 2e siècle avant notre ère.
Des documents épigraphiques de l’époque soulignent l’importance de Myra dans la Confédération Lycienne. Comme Xanthos, Pinara, Patara, Tlos, elle bénéficiait de trois votes lors des réunions annuelles des représentants des 23 cités membres au sanctuaire fédéral du Létoon.
L’inscription sur le heroon (édifice honorifique) d’Opramoas de Rhodiapolis a permis de dater la reconstruction du théâtre endommagé par le séisme de 141. (Le généreux mécène était aussi intervenu à Tlos et au Letoon). L’inscription mentionne également les réparations du grand sanctuaire dédié à Artémis Eleuthera, mais aucune trace de ce temple n’est pour le moment visible sur les lieux, pas plus que la statue recouverte d’or de Tyché, divinité protectrice de Myra, d’un temple d’Apollon, d’un gymnasium, d’une stoa et autres structures mentionnées dans les textes…
Les fouilles archéologiques *, conjointement à celle d’Andriake ont repris depuis 2009 et les équipes pluridisciplinaires ont bon espoir de retrouver d’autres vestiges entre l’acropole de la cité antique jusqu’aux abords le la ville actuelle de Demre, distante de 2 km, où s’est construite la métropole régionale byzantine jusqu'à sa conquête par les Arabes en 808/809 qui marqua son déclin.

*Référence bibliographique:
Coopération scientifique de la Mission française de Myra-Andriaké et de l’Université d’Antalya