mardi 6 octobre 2026

Lady Liberté, de la sueur, de l'audace, du génie, au Musée des Arts et Métiers

Le monde entier connait sa silhouette mais l’histoire rocambolesque de sa conception, de son financement et sa réalisation l’est sans doute beaucoup moins. 





Revenant sur la genèse du projet, l’exposition temporaire propose, du 22 septembre 2026 au 1er août 2027, un parcours sonore et visuel recréant l'ambiance des forges et des ateliers parisiens du 19e siècle, en particulier des ateliers Gaget d’où la fameuse figure allégorique célébrant l’indépendance américaine a pris corps après avoir été imaginée par Auguste Bartholdi, sculpteur audacieux et visionnaire qui a conçu une œuvre monumentale intemporelle symbolisant la Liberté brandissant un flambeau pour éclairer le monde. Au delà des dimensions artistiques et techniques, l'exposition y aborde la dimension politique.




Entre les premières maquettes en terre glaise réalisées par Auguste Bartholdi au début des années 1870, puis le modèle original en plâtre à l’échelle 1/16 réalisé en 1878, bois plâtre et fer, 283 x 75 x 75 cm, 322 kg, acquisition 1905, que l’on peut voir dans l'église du Musée des arts et métiers de Paris, la statue colossale sera finalement inaugurée en 1886, dressant ses 46 mètres, rehaussée de son piédestal dans la baie de New York, faisant culminer son flambeau à 93 mètres.


L'exposition nous propose une déambulation virtuelle dans les appartements du sculpteur.
Maquette représentant les travaux d'agrandissement du modèle primitif de la tête en plâtre. Auguste Bartholdi, 1878



Aux dimensions imaginées par Bartholdi, la pierre ou le bronze, matériaux beaucoup trop lourds, n’étaient pas envisageables. 

                            




                     

Pour résister aux forts vents de la baie de New York une structure interne emplie de sable est imaginée par Eugène Viollet-le-Duc. Gustave Eiffel finalisera une autre proposition: 31 tonnes réparties en 300 plaques de cuivre et reliées entre elles par des rivets pour la partie externe, et 125 tonnes de tiges en acier assemblées par des rivets formant le pylône interne. 




Mais avant d’en arriver là il a fallu surmonter de nombreux défis techniques mis en scène dans le parcours de l’exposition… Mise à l’échelle des formes par la technique de quadrillage, utilisation de gabarits en bois servant à la reproduction en taille réelle de la courbure des plaques de cuivre, assemblage des éléments…







Dans les ateliers c'est l'effervescence...





La statue s’élève lentement au dessus des toits de Paris. Les curieux sont invités à grimper l’escalier intérieur et participent au financement du projet. Victor Hugo en personne aurait gravi quelques marches avec sa petite fille Jeanne…


En mai 1885, la Liberté est démontée et rangée dans plus de 200 caisses qui partent vers Rouen pour voguer vers New York. En octobre 1886, le dernier rivet est fixé, les festivités de l’inauguration peuvent commencer !


Quelques pièces rares issues des réserves du musée jalonnent le parcours, modèles de la tête en cuivre et en plâtre, moulage d'oreille et index en cuivre grandeur nature.

Sources :

En complément on peut aussi voir une autre exposition temporaire au Musée d’Orsay consacrée à Auguste Bartholdi et La Liberté éclairant le monde
Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027
A voir aussi le documentaire Arte :
 

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