jeudi 4 juin 2026

Un espace vert insolite, le Jardin Atlantique

Le Jardin Atlantique a été conçu, en 1994 par François Brun et Michel Péna paysagistes, au-dessus des voies de la gare Montparnasse sur une surface de 3,50 hectares.


Il est entouré par des barres d'immeubles de bureaux et d’habitations, dont l'icônique  immeuble Mouchotte photographié en 1993 puis en 2025 par l’artiste allemand Andreas Gursky. 
J'avais vu la première photo sur les murs de la salle d'attente d'un centre d'imagerie médicale et j'avoue que je n'avais pas imaginé que cet immeuble faisait partie du patrimoine architectural parisien. Et son histoire n'est pas banale! Il était grand temps de combler cette lacune. 
Conçu par Jean Dubuisson en 1959, c’est le plus grand bâtiment de logements locatifs de la capitale 750 logements (2000 à 2500 personnes), 1 122 fenêtres, salles communes de réunions ou d'expositions, ateliers d'artistes), 200m de long et 50m de haut, il est habité depuis 1966. 


Sa façade évoque le motif d’un tissu écossais, choix assumé par l’architecte. Elle a constitué un décor reconnaissable dans plusieurs films de l’époque.


La tour inaugurée en 1973, se dresse dans le ciel et marque aussi le paysage.


Prouesse technique pour ce jardin suspendu on ne peut plus urbain! Une grande pelouse carrée au centre, la dalle couvrant les rails supporte une couverture végétale variée composée de plantes vivaces et d’arbres d’essences diverses. 




Allées ombragées, passerelles, petits recoins tranquilles et bancs accueillants pour une pause fraicheur, espaces de jeux pour les enfants, courts de tennis et tables de ping-pong.
Une invitation pour un moment de détente, rythmée par les annonces de la SNCF en discret fond sonore. Les bruits de déplacement des trains sur les voies ferrées sont étrangement absents.


Un concept trentenaire que ne renient pas les adeptes de la végétalisation urbaine afin d’améliorer la qualité de l’air en ville et participer au rafraîchissement de l’air ambiant.
Toitures ou façades se parent de verdure, l’agriculture urbaine se développe avec les jardins partagés. La réintroduction du végétal dans des environnements altérés par l’urbanisation agressive, semble bien engagée et c’est tant mieux.
Une autre lacune comblée!

On a découvert aussi avec enthousiasme d’autres espaces verts de la capitale, moins récents, en particulier le Jardin des Gobelins (square René-Le-Gall), 1936-1938 rue Croulebarbe, Paris 13e et le Parc Georges Brassens, place Jacques-Marette, 15e, ouvert en 1985 sur le site des abattoirs de Vaugirard.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire