Le Jardin Atlantique a été conçu, en 1994 par François
Brun et Michel Péna paysagistes, au-dessus des voies de la gare Montparnasse
sur une surface de 3,50 hectares.
Il est entouré par des barres d'immeubles de bureaux et
d’habitations, dont l'icônique immeuble Mouchotte photographié en 1993 puis en 2025 par l’artiste allemand Andreas Gursky.
J'avais vu la première photo sur les murs de la salle d'attente d'un centre d'imagerie médicale et j'avoue que je n'avais pas imaginé que cet immeuble faisait partie du patrimoine architectural parisien. Et son histoire n'est pas banale! Il était grand temps de combler cette lacune.
Conçu par Jean Dubuisson en 1959, c’est le plus grand bâtiment de logements locatifs de la capitale
, 750 logements (2000 à 2500 personnes), 1 122 fenêtres, salles communes de réunions ou d'expositions, ateliers d'artistes), 200m de long et 50m de haut, il est habité depuis 1966.
Sa façade évoque le motif d’un tissu écossais, choix assumé par l’architecte. Elle
a constitué un décor reconnaissable dans plusieurs films de l’époque.
La tour inaugurée en 1973, se dresse dans le ciel et marque
aussi le paysage.
Prouesse technique pour ce jardin suspendu on ne peut plus
urbain! Une grande pelouse carrée au centre, la dalle couvrant les rails supporte
une couverture végétale variée composée de plantes vivaces et d’arbres d’essences
diverses.
Allées ombragées, passerelles, petits recoins tranquilles et bancs
accueillants pour une pause fraicheur, espaces de jeux pour les enfants, courts
de tennis et tables de ping-pong.
Une invitation pour un moment de détente, rythmée par les
annonces de la SNCF en discret fond sonore. Les bruits de déplacement des
trains sur les voies ferrées sont étrangement absents.
Un concept trentenaire que ne renient pas les adeptes de
la végétalisation urbaine afin d’améliorer la qualité de l’air en ville et
participer au rafraîchissement de l’air ambiant.
Toitures ou façades se parent de verdure, l’agriculture
urbaine se développe avec les jardins partagés. La réintroduction du végétal
dans des environnements altérés par l’urbanisation agressive, semble bien
engagée et c’est tant mieux.
Une autre lacune comblée!
On a découvert aussi avec enthousiasme d’autres espaces verts de
la capitale, moins récents, en particulier le Jardin des
Gobelins (square René-Le-Gall), 1936-1938 rue Croulebarbe, Paris 13e et le
Parc Georges Brassens, place Jacques-Marette, 15e, ouvert en 1985 sur
le site des abattoirs de Vaugirard.
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