mercredi 29 avril 2026

Henri Rousseau au musée de l’Orangerie

L’exposition-rétrospective consacrée au peintre Henri Rousseau (1844-1910), rassemble une cinquantaine d'œuvres provenant des collections du musée de l'Orangerie, de la Fondation Barnes à Philadelphie et d'autres institutions culturelles dont le MoMa de New York.


Sur la palette du peintre figurent les noms de ses deux épouses successives : Clémence et Joséphine.



L’artiste doit son surnom de “douanier” à son facétieux ami Alfred Jarry, et le mythe du voyageur en terres lointaines fut propagé en 1914 par un article du poète Guillaume Apollinaire, admirateur du peintre qui n’avait que rencontrer des militaires revenus de l’expédition au Mexique.



Autodidacte, ses toutes premières toiles signées datent de 1877. Il n’abandonne son poste de fonctionnaire à l’octroi de Paris qu’en 1885 pour se consacrer totalement à la peinture et expose ses travaux au Salon des Indépendants à partir de 1886. Il rencontre Gauguin, Redon, Seurat, Pissarro. 


L’exposition révèle sa détermination à faire reconnaitre son talent et il s’avère que son ambition était grandement justifiée.


  
Henri Rousseau. Portrait de Madame M. (1895-97). Huile sur toile, musée d'Orsay, Paris.


Henri Rousseau. La noce (v. 1905). Huile sur toile, musée de l'Orangerie, Paris. Une vidéo révèle le mystère de la mariée qui semble en lévitation !


Henri Rousseau Pour fêter le bébé ! (1903). huile sur toile, musée des Beaux-Arts, Winterthour, Suisse.









Henri Rousseau, Les pécheurs à la ligne (1908/1909). Huile sur toile, musée de l'Orangerie, Paris.


Henri Rousseau, Vue du pont de Grenelle, (1892). Huile sur toile, musée d'art naïf et d'arts singuliers de Laval, France.








Henri Rousseau. Rendez-vous dans la forêt (1889). Huile sur toile, Washington National Gallery of Art.


Henri Rousseau ne prétendait nullement reproduire le réel mais sa version onirique, laissant libre court à l’imagination, et en celà il est un précurseur des surréalistes.
Cette vision est encore plus nette dans les compositions de jungles et forêts tropicales, avec fauves dévorants, singes farceurs, ou personnages imaginés lors de ces promenades dans le Jardin des Plantes. Il disait parait-il : « Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je pénètre dans ces serres et que je vois ces plantes étranges des pays exotiques, il me semble que j’entre dans un rêve. »


Un sentiment que je partage en y déambulant le plus souvent possible!


Henri Rousseau, Forêt tropicale avec singe, (1910). Huile sur toile, Washington National Gallery of Art


Henri Rousseau, Combat de tigre et de buffle (1908). Huile sur toile, Cleveland Museum of Art


Henri Rousseau, Singes et perroquet dans la forêt vierge (1905-1906). Huile sur toile, Philadelphia Museum of Art.


Henri Rousseau, Forêt vierge au soleil couchant (1910). Huile sur toile, Kunstmuseum, Bâle, Suisse. Elle représente un jaguar blessé par un couteau assaillant un homme.


Henri Rousseau. La charmeuse de serpents, Huile sur toile, (1907), musée d’Orsay, Paris. Ce tableau est une commande de la mère de l'artiste Robert Delaunay et intègre la prestigieuse collection de J. Doucet, au côté des Demoiselles d’Avignon de Picasso dont Rousseau disait « Nous sommes les deux plus grands, lui dans le genre égyptien, moi dans le genre moderne »


Henri Rousseau. La bohémienne endormie (1897). Huile sur toile, The Museum of Modern Art, New York.


« Henri Rousseau, l’ambition de la peinture », du 25 mars 2026 au 20 juillet 2026, Musée de l'Orangerie, Jardin des Tuileries, côté Seine - Paris


Sources

Fascicule de l’exposition




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