vendredi 7 avril 2017

Anniversaire d’une fille unique

Depuis le commencement de ce blog, tous les 7 avril j’avais pris l’habitude d’un petit retour personnel sur des souvenirs d’enfance, sans frère, ni sœur… et donc de fille unique.
L’année passée, le mois d’avril et les suivants ne furent pas tendres et les souvenirs d’enfance ont perdu de leur insouciante légèreté, se sont dilués dans un silence hébété par un futur trop incertain.

Et puis les mois ont passé, un autre 7 avril est arrivé. 





Je n’évoquerai pas non plus cette fois ni des souvenirs, ni mon enfance, mais le présent de cette journée et la présence physique ou par message de tous ceux et celles qui m’ont soutenue pendant toute cette traversée de moments difficiles. 
Leurs précieux témoignages d’empathie m’ont encouragée à franchir les étapes et la suite du chemin semble maintenant plus dégagée.

lundi 3 avril 2017

Des tulipes à Paris

C’est le temps des tulipes à Istanbul, mais cette année je n’y serai pas pour le 12e festival…
Même si les parterres sont ici moins spectaculaires en comparaison des vagues colorées du parc de Gülhane, de celui d’Emirgan ou bien, entre Sainte Sophie et la mosquée bleue, du tapis de tulipes aux motifs des vrais tapis et kilims traditionnels, il y a cependant de beaux massifs au Parc Floral et dans d’autres jardins plus modestes. On pourra s’en contenter…








D’autant plus qu’en parcourant les allées, d’autres floraisons ne peuvent passer inaperçues… telles ces énormes fleurs de magnolias, celles de l’azalée le plus photographié du parc ou les gracieuses grappes des glycines. 




Convenant mieux à leur délicatesse, les fleurs de pommiers s’épanouissent dans un coin reculé du parc, près du jardin insolite.


Tandis que les boutons de pivoines préparent patiemment leur magnifique éclosion, que les fougères déroulent au ralenti leurs crosses, les arbres de Judée nous transportent en pensée jusqu’aux collines roses des rives du Bosphore…





  

vendredi 24 mars 2017

Printemps à Paris

Dans les jardins, les parcs, les squares, la spectaculaire floraison des cerisiers fait le bonheur des passants tout autant que celui des abeilles…


Jardin du Petit Palais


Jardin de la Cité Prost
Mais la sève monte aussi dans les troncs d’autres arbres, même des moins précoces, même des plus cabossés… les cicatrices n’empêchent pas de vivre.

Jardin de l’hôpital St Louis

jeudi 9 mars 2017

Les envahisseurs de la rue de la Roquette

Invader, l’Artiste Vivant Non Identifié qui laisse les traces de son passage sur les murs des quatre coins du monde est particulièrement actif dans le 11e arrondissement de Paris. Dans la rue de la Roquette, à quelques mètres les uns des autres en voici trois…

Près de la place Léon Blum 
Près du square de la Roquette 

Tout près du cimetière du Père Lachaise

dimanche 5 mars 2017

Le Voyage de la Reine de Saba à Jérusalem...

Prolongée jusqu’au 23 mars 2017, il est encore temps de voir tout près des Buttes Chaumont,  une riche exposition ayant pour thèmes le royaume de Saba et sa reine mythique qui entreprit un long voyage pour rencontrer Salomon, roi d’Israël, et mettre à l’épreuve sa réputation de sage et de juste.




La reine et son peuple vénéraient le soleil et les étoiles, mais les trois cultes monothéistes ont été fascinés par le personnage au point de lui donner une place dans les récits bibliques et coraniques, de revendiquer sa conversion au dieu unique.
Elle aurait vécu dans le sud-ouest de l'Arabie au 10e siècle av. JC. Au Yémen ou en Abyssinie (Ethiopie) ? Le mystère n’est pas résolu bien que des traces archéologiques semblent désigner la ville yéménite de Mareb comme la capitale du royaume sabéen sous le règne d’une reine nommée Bilqis. Mais la tradition éthiopienne fonde sa dynastie royale sur l’hypothétique Ménélik 1er fils de cette même reine de Saba (nommée Makeda) et de Salomon.





Ne serait-elle qu’un mirage dans le désert ?
Plusieurs pistes sont présentées et étayées par quelques 200 documents et objets judicieusement choisis, afin d’ancrer le mythe dans la réalité d’un lieu, d’une époque, d’une humanité en marche, de l’histoire…






Les spécialistes dénoncent bien sûr toutes les incohérences des différentes versions que ce voyage a inspirées, mais il n’empêche que dans ce petit espace d’exposition le charme opère. On se laisse embarquer à la suite de cette caravane conduisant la reine jusqu'à Jérusalem, chargée de présents somptueux évoquant toutes les richesses de l’Arabie, l’or, la myrrhe, les aromates et l’encens…


Espace Reine de Saba,  30 rue Pradier 75019 Paris
Exposition :" Le Voyage de la reine de Saba à Jérusalem... à la rencontre du roi Salomon ", tous les jours (sauf lundi) de 14h30 à 18h30 jusqu’au 23 mars 2017 inclus.

lundi 20 février 2017

Les envahisseurs au musée en herbe

Même pour les moins observateurs, impossible de ne pas avoir eu le regard attiré par l’une de ces étranges compositions de carreaux de céramiques collées sur une façade, au coin d’une rue. Surtout que depuis quelques années ils se font moins discrets!
Il y en a plus de 1200 à Paris… Au moins 5 à Istanbul depuis 2003… Près de 3500 sur la planète, dont 2 immergées au fond de l’océan et 1 dans l’espace !



Elles sont l’œuvre d’un artiste français se définissant lui même comme un AVNI, Artiste Vivant Non Identifié et connu sous le pseudonyme Invader.
Il colle incognito et toujours masqué ses envahisseurs de l’espace urbain. Il a commencé en 1998 en s’inspirant de l’iconographie des premiers jeux vidéo (Space Invaders, Galaxian, Tetris…) et en matérialisant les pixels des écrans avec des petits carrés (2,5 X 2,5) ou des carreaux (15 X 15) de céramique, associant ainsi une technique décorative très ancienne, la mosaïque, assemblage de galets (ex: Gordion, 8e siècle av. JC), puis de tesselles (ex: Antakya, 2e et 3e siècles), et une technique très récente, l’image numérique.  
Les sujets se sont diversifiés au fil des années en même temps que l’invasion de 68 villes dans le monde.



Ce phénomène participe au mouvement artistique du 21e siècle, le street art, qui refuse de confiner l'art dans les musées, et a choisi d’offrir ses créations au regard du plus grand nombre dans des endroits stratégiques et parfois inattendus, transformant ainsi les villes en un gigantesque terrain de jeu pour tout ceux qui ont su préserver une part d’enfance... ou le sens de l'humour!



Rien d’étonnant donc à ce que l’artiste Invader ait consenti à exposer pour quelques mois ses œuvres au musée en herbe, s’adressant aux enfants de 3 à 103 ans !
Une excellente occasion d’y emmener Elvan, mon petit fils et de lui faire découvrir cet univers ludique. Des bornes de jeux vidéo d’avant les tablettes, une carte du monde pour situer les mosaïques exposées dans la salle.





Moins connus, les surprenant tableaux en Rubik’s cubes doivent être regardé en prenant du recul sous peine de ne pas voir ce qu’ils représentent.





Et dans la dernière salle un grand tableau quadrillé et des magnets pour laisser libre court à la création en s'inspirant si besoin des modèles...




  
Elvan a été ravi de découvrir celui-ci dans son environnement habituel près du forum des halles, immédiatement identifié puisque Totoro est l'un de ses personnages favoris.



L'exposition « HELLO MY GAME IS… » est jusqu’au 3 septembre 2017 au Musée en Herbe, 23 rue de l’arbre sec, Paris 75001.