vendredi 23 octobre 2015

Rendez-vous manqué avec les Seldjoukides

Pendant l’été un événement d’intérêt historique s’est déroulé à Istanbul au musée des arts turcs et islamiques, place Sultanahmet dans l’ancien palais d’Ibrahim pacha, sur l’initiative de la municipalité de Selçuklu et avec le soutien du ministère de la culture et du tourisme, entre autres.
J’avais vu une affiche et programmé sans précipitation une visite en octobre…


Aucune date n’apparaissait cependant sur le site officiel de l’exposition. Elle s’est terminée le 30 septembre. Reste la déception d’avoir raté le fruit d’une organisation minutieuse et d’un long travail de recherche portant sur une période déterminante de l’histoire puisqu’elle témoigne de l'étendue de l'empire des Grands Seldjoukides (1038-1157) concernant pas moins de 21 pays actuels (en orange sur la carte) et des premiers peuplements turcs en Anatolie avec la constitution d’un état indépendant, le sultanat des Seldjoukides de Rum (1077-1308) (en jaune sur la carte).

   
Dommage qu’une exposition dont la presse a relayé avec force louanges l’inauguration le 28 juin et dont les organisateurs ont vanté son caractère éminemment pédagogique n’ait pas été prolongée en automne, saison plus propice aux visites muséales ! Plus de 200 pièces provenant de musées et de collections privées ont été rassemblées pour faire connaître cette période médiévale marquée certes par de sanglantes conquêtes et de nombreuses batailles pour les consolider, mais aussi par un développement culturel et commercial d’envergure.
Les vestiges architecturaux (palais, forteresse, caravansérail, medrese, türbe, complexe religieux…) sont assurément omniprésents dans plusieurs provinces de Turquie, en particulier à Konya, la capitale des Seldjoukides de Rum. Au gré des pérégrinations il n’est pas rare de trouver quelques artefacts dans les musées à Istanbul, Ankara, Iznik (éphémère capitale), d'autres vestiges représentatifs à Amasya et ailleurs, mais il n’est pas toujours facile d’imaginer la vie quotidienne, l'éducation, l'artisanat, ni même les activités commerciales de l’époque. Pouvoir apprécier l’ensemble des connaissances sur le sujet n’aurait pas été superflu.  
En multipliant les liens vers d’autres articles de ce blog, j’invite les curieux à partir sur les traces de cette prestigieuse civilisation et vous recommande vivement la lecture des romans bien documentés de Gisèle Durero-Köseoglu. Pour ma part je viens de relire le premier tome La Sultane Mahpéri (2004) ayant pour cadre historique l’apogée de l’empire seldjoukide de Rum. 
Je suis déjà captivée par le second, paru en mai 2015, Sultane Gurdju Soleil du Lion, que j'ai commencé il y a quelques jours.


   



1 commentaire:

  1. Gisèle Durero-Koseoglu28 octobre 2015 à 20:29

    Merci d'avoir parlé de mes romans sur les sultanes seldjoukides d'Anatolie.
    En espérant que la lecture de ces deux livres qui m'ont demandé tant d'années de travail soit agréable à tous mes lecteurs et lectrices...

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