lundi 20 septembre 2010

“Tatarlı - Renklerin Dönüşü” - Les couleurs retrouvées -

Plus que quelques jours, jusqu'au 26 septembre 2010, pour visiter l’exposition “Tatarlı - Renklerin Dönüşü” au musée Vedat Nedim Tör Yapı Kredi, Galatasaray, Istiklal Caddesi, No.161.
Ouvert de 10h à 19h en semaine, Samedi de 10h à 18h,
Dimanche de 13h à 18h

Elle partira ensuite dans la région de la découverte du tumulus, au musée d'archéologie d'Afyonkarahisar.






L’exposition retrace les étapes de reconstitution et restauration de la chambre funéraire du célèbre tumulus Tatarli découvert dans les environs de Dinar, ville actuelle à proximité de l’antique cité Kelainai, où vécurent les rois perses de la dynastie achéménide. (Les achéménides sont arrivés dans la région vers 546 av. JC. Kélainai est leur seule résidence royale connue en Anatolie.)
Une reconstitution externe et interne du tumulus est aussi présentée aux visiteurs ainsi qu’une reproduction des vêtements, en particulier les pantalons avec des dessins en zigzag, tels ceux portés par les guerriers représentés sur les frises.


La chambre funéraire en bois, datée de 470 av. JC, fut pillée en 1969 et une grande partie des frises peintes furent découpées et transportées illégalement à l'étranger. Les autres poutres en bois furent démontées et emportées au musée d'archéologie d'Afyonkarahisar.
Quatre éléments de la frise volée ont été retrouvés dans un musée de Munich et restitués pour permettre la reconstitution et restauration de l'un des plus beaux exemples de l'art antique de la peinture sur bois ayant survécu jusqu'à nos jours. Les organisateurs soulignent cet exemple remarquable de collaboration entre deux pays, contribuant à la lutte internationale contre le trafic d'antiquités.

Cet exceptionnel vestige permettra peut être de mieux comprendre les modes de vie et les croyances des habitants de l'Anatolie du 5e siècle av. JC.
Sur ces territoires se sont déroulés de vastes mouvements de populations et l’on connaît encore mal les influences des différents peuples et les relations entre les cultures locales de la Phrygie occidentale et la Lydie, et la culture perse. Un vaste projet d’étude est entamé.
Pour le moment, il est encore prématuré d’interpréter les illustrations colorées de la frise. Cérémonie de funérailles ou représentation du voyage dans l’au-delà ? D'autres découvertes archéologiques nous le diront peut être un jour…

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